REGARD CELTIQUE – John Wilson « lit » Yves Elléouët

Avec des œuvres de Jean-Claude Charbonel.

Lors de discussions sur le projet d’exposition à Clohars-Carnoët, John Welson a manifesté le souhait de rendre hommage à un écrivain surréaliste breton. Nous lui avons suggéré le nom du poète surréaliste Yves Elléouët, dont les romans, « Le Livre des Rois de Bretagne » et « Falc’hun », sont des hymnes à la Bretagne. John Welson a donc réalisé, spécialement pour l’exposition de Clohars-Carnoët, six peintures grand format autour de six textes d’Yves Elléouët dont nous lui avons fourni une traduction en anglais.

L’idée d’associer Jean-Claude Charbonel au projet vient d’une volonté de rappeler, en une sorte de clin d’œil, l’exposition des œuvres de John Welson et de Jean-Claude Charbonel, « The Celtic Eye », organisée par John Welson en 2011 à la bibliothèque nationale du Pays de Galles à Aberystwyth.

John Welson : Né en 1953 dans le Radnorshire, au cœur du Pays de Galles, dans une famille d’agriculteurs installés dans la région depuis des temps immémoriaux – avant le XIème siècle -, John Welson est un peintre surréaliste gallois. Membre du mouvement Phases, d’Edouard Jaguer, un mouvement surréaliste international actif du début des années 1950 au début des années 2000, John Welson, très proche de Conroy Maddox et de Desmond Morris, « historiques » du groupe anglais, est considéré par Michel Rémy, spécialiste du surréalisme en Grande-Bretagne, comme le plus important des surréalistes britanniques de « troisième génération ». Il a organisé et participé à des dizaines d’expositions, personnelles et collectives, en Grande Bretagne et dans le monde entier.

Jean-Claude Charbonel : Peintre et sculpteur surréaliste, né en 1938 et décédé en 2016, Jean-Claude Charbonel est, comme le dit Edouard Jaguer, cet « inventeur (et gardien) de mythes » dont l’œuvre a pour théâtre « un Armor universel dress(ant) ses roches rituelles, peuplées parfois de ‘naturels’ narquois » qu’il nomme les Armorigènes. Dans ses toiles et à travers ses sculptures, d’un hiératisme confondant, il donne une vie saisissante à cette « race totémique nouvelle surgi(e) (…) du néant, en se parant par surcroît de toutes les splendeurs de l’ambre et du jade », à ce peuple baignant dans le rêve autant que lié à une Celtie à la fois mythique et actuelle dont il étudie la vie imaginaire avec une méticulosité d’archéologue.